Même s'il a surtout été questionné sur ce qu'il entendait faire dans les prochaines semaines et les prochains mois, Bob Gainey a tenu à revenir sur les séries éliminatoires de son équipe.
D'entrée de jeu, un constat purement hockey s'imposait. «Ce n'est qu'au cinquième match de la série contre les Flyers qu'on a pu profiter d'une avance, a rappelé le DG du Canadien. Sans rentrer dans une analyse individuelle des joueurs, je peux dire que le défi est toujours plus grand lorsqu'on joue du hockey de rattrapage.»
Assis à ses côtés, Guy Carbonneau a acquiescé.
«Des joueurs comme Mike Komisarek, Roman Hamrlik, Bryan Smolinski ou Steve Bégin sont des joueurs à caractère défensif à qui l'on a dû demander un rôle plus offensif», a précisé l'entraîneur.
Ni le directeur général ni l'entraîneur n'ont voulu s'embarquer dans une analyse exhaustive des performances de tous et chacun. Carbo a tout de même salué le travail de ses plus jeunes joueurs, ceux qui participaient à leurs premières séries éliminatoires.
«Mais au bout du compte, le manque d'expérience est l'élément qui nous a fait le plus mal», a-t-il quand même reconnu.
«Nos jeunes joueurs ont vu que c'était très différent d'affronter quatre équipes en une semaine pendant la saison régulière et quatre fois la même équipe en une semaine dans les séries», a pour sa part souligné Gainey.
«Les deux équipes voient leur existence se déterminer en sept ou 10 jours et elles doivent s'ajuster au jeu de l'adversaire d'un soir à l'autre.»
Si le Canadien a été capable de le faire de peine et de misère face aux Bruins de Boston, il n'est jamais parvenu à élucider le mystère des Flyers de Philadelphie - si ce n'est au dernier match, lorsque la production offensive s'est faite au prix d'un mauvais effort défensif.
«C'est plus dur pour les bons joueurs de bien jouer en séries parce qu'ils sont mieux surveillés», a également fait remarquer Carbo.