Trop forte, Equipe Canada a servi une correction à ses grands rivaux de la Russie en remportant le duel des quarts de finale 7-3, mercredi, devant une salle comble en délire à la Place hockey du Canada.
Les Canadiens ont explosé pour quatre buts dès la période initiale, et ils n'ont plus jamais regardé derrière. Les deux supervedettes planétaires, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin, n'ont pas été des facteurs ayant tous deux été blanchis au score.
Les dirigeants d'Equipe Canada ont formé une équipe qui pouvait s'imposer physiquement face aux doubles champions du monde en titre. C'est exactement ce qui s'est produit, mercredi. Les Russes ont été débordés par le style hargneux des Canadiens, qui ont affiché une formidable cohésion. Ca promet pour la suite de la compétition.
Corey Perry, avec deux, Dan Boyle, en plus de récolter deux passes, Shea Weber, Ryan Getzlaf, Rick Nash et Brenden Morrow ont été les marqueurs d'Equipe Canada, qui a coupé court à la soirée de travail du gardien Evgeni Nabokov en deuxième période. Nabokov a été remplacé après avoir cédé six fois sur 23 lancers. Ilya Bryzgalov a été mis à l'épreuve à 19 reprises.
Dmitri Kalinin, Maxim Afinogenov et Sergei Gonchar ont déjoué Roberto Luongo, qui a fait face à 28 tirs.
C'est la première fois en l'espace de 50 ans que le Canada défait la Russie, anciennement l'Union soviétique, aux JO. Depuis qu'il l'avait emporté 8-5 en finale des Jeux de Squaw Valley, aux Etats-Unis, en 1960, il avait subi neuf défaites.
L'équipe canadienne atteint donc le carré d'as du tournoi olympique après avoir dû se contenter de la septième position aux Jeux de Turin, il y a quatre ans.
Elle se retrouve en bonne position pour gagner une médaille, elle qui se mesurera en demi-finale au vainqueur de l'affrontement Suède-Slovaquie, disputé plus tard mercredi.
Départ-canon
On ne peut plus prêts, les Canadiens ont connu un début de soirée en fanfare. Quel spectacle ils ont procuré à la salle comble à la Place hockey du Canada, pour se forger une avance de 4-1.
Bousculés et désorganisés, les Russes ne savaient plus où donner de la tête.
Getzlaf a commencé le bal, à 2:21, en concrétisant la belle poussée de Boyle sur le flanc gauche. Le défenseur a fait une passe devant sans regarder, et Getzlaf s'y trouvait devant une ouverture béante.
Après avoir résisté à un jeu de puissance des Russes, les Canadiens ont profité de leur première occasion, à 12:09. Le tir de loin de Boyle s'est frayé un chemin jusque derrière Nabokov.
Tout juste à la reprise du jeu, soit 46 secondes plus tard, Nash inscrivait un bijou de but, à la suite du revirement qu'a commis Evgeni Malkin à la ligne bleue adverse. Mike Richards a récupéré le disque qu'il a relayé à Jonathan Toews au centre. Le jeune Toews a vu Nash s'amener à pleine vapeur sur la gauche. L'attaquant des Blue Jackets de Columbus a soulevé la rondelle dans la partie supérieure du filet.
L'entraîneur russe Vyacheslav Bykov en avait suffisamment vu. Il s'est prévalu du temps d'arrêt à sa disposition. La décision a rapporté des dividendes, les Russes connaissant par la suite leur meilleure séquence de la période.
Volchenkov a fait 3-1 à 14:39 à l'aide d'un tir élevé au travers d'une masse humaine. Roberto Luongo n'a rien vu.
Morrow a redonné une avance de trois buts aux siens à 18:18, étant récompensé par son acharnement près de Nabokov. Un but important.
Ca ne lâche pas
En deuxième, le Canada a repris là où il avait laissé. Il a gagné la période 3-2, en faisant mouche deux fois tôt en l'espace de 57 secondes. Perry a d'abord profité d'un lancer errant de Getzlaf qui a abouti sur la lame de son bâton, à 3:10, avant que Weber ne mystifie Nabokov d'un de ses foudroyants tirs.
Bykov a jugé opportun d'effectuer un changement de gardien et Ilya Bryzgalov s'est amené dans la mêlée.
Les Russes ont rappliqué 39 secondes plus tard grâce à l'incursion du rapide Afinogenov du côté droit.
Perry a fait 7-2 à 9:51 en mettant la touche finale à un superbe échange entre Getzlaf et Eric Staal.
La Russie a redonné une lueur d'espoir à ses nombreux partisans dans les gradins pendant une attaque massive, à 11:40. Luongo a paru chancelant face à la frappe basse du défenseur Gonchar.
En troisième, le Canada n'a pas trop forcé la note. Staal a été ébranlé après avoir perdu l'équilibre et donné contre la clôture. Plus de peur que de mal. Plus tard, Luongo a soulevé le public en stoppant Malkin sur une échappée.


Une confrontation de rêve. Un choc historique Crosby-Ovechkin. La finale avant la finale du tournoi olympique de hockey, qu'on disait, n'aura pas été à la hauteur des attentes.




